Autour du Monde avec Pascal Blanchet

(English translation below.)

Jeudi le 9 mai dernier, notre galerie fut l’hôte du vernissage le plus prolifique qu’elle ait connu! Avec l’agrandissement de notre espace, ainsi que l’arrivée de l’été, nous voulions que cette soirée soit à la hauteur de l’artiste exposé: Pascal Blanchet.

Natif de Trois-Rivières et résidant désormais à Montréal, Pascal est reconnu depuis plusieurs années pour ses romans graphiques, pour lesquels il a raflé plusieurs prix, mais aussi pour ses affiches s’apparentant aux pochettes d’albums Jazz des années 30.

Le 9 mai dernier, Pascal nous a fait le plaisir de décorer L’Affichiste de 30 différents designs de son cru, donnant le ton à la magnifique soirée que nous nous apprêtions à vivre.

Dès 18h, tout était en place: les fromages et charcuteries spécialement préparés par Karen, les mignardises gracieusement offertes par Ateliers & Saveurs, les bières de Grolsch et Creemore Springs, ainsi que notre cocktail de bienvenue, le Ybasso, imaginé par nos commanditaires Wabasso Gin et Y Kombucha, étaient tous prêts à se faire déguster.

Les invités ne tardèrent pas à arriver, si bien que Pascal, déjà sur place, se faisait déjà poser mille et une questions! Avec raison, puisque notre artiste suscite indéniablement l’intérêt! Ayant prévu le coup, voici 5 questions fréquemment posées:

  1. En tant qu’illustrateur de roman graphique, est-ce que certaines de tes affiches, même statiques, racontent une histoire?

J’aime à penser que si une image communique bien, c’est qu’elle véhicule quelque chose, une idée, une ambiance, un souvenir, un moment. Quand j’étais adolescent, je suis tombé sur cette citation du grand affichiste Paul Colin, qui disait:  « L’affiche est un télégramme adressé à l’esprit ». Ça m’a énormément marqué.

  1. Tu t’inspires beaucoup de l’art déco et du design du milieu du siècle, qu’est-ce que cette époque t’inspires?

Il y a une abstraction, une simplification et une efficacité qui me frappe dans les arts graphiques du milieu du siècle dernier. Un modernisme qui aujourd’hui est encore plus difficile à faire passer auprès des clients, car nous sommes dans une époque où on prend manifestement le public pour des imbéciles, donc tout ce qui s’approche de l’abstraction ou de la simplification fait très peur. Mais je crois que ce courant moderniste a encore une vie à vivre et qu’il est possible de le développer encore et encore!

  1. Il y a un côté très urbain à ton univers. Qu’est-ce que la ville représente pour toi?

La ville, c’est mon territoire, ça m’est essentiel. C’est une source inépuisable d’inspiration! Je suis un citadin dans l’âme.

  1. Est-ce que Montréal t’inspire d’une certaine façon? Quels quartiers?

Montréal m’inspire beaucoup, ses contrastes entre extrême laideur et beauté sont saisissants! J’ai un gros faible pour ses anciens quartiers industriels, particulièrement Saint-Henri, parce que même si je suis natif de Trois-Rivières j’ai connu et imaginé très jeune grâce à l’auteure Gabrielle Roy.

  1. Pourquoi penses-tu que tes oeuvres fonctionnent si bien à l’étranger?

Je ne sais pas trop, mais détail amusant, les Européens y aiment le côté très nord-américain, et les Américains y aiment le côté très européen. Voilà qui pourrait peut-être définir le style des illustrateurs québécois?!

Avant même que 20h ne sonne, une centaine d’invités avaient foulé les murs de notre galerie, se laissant parfois tenter par l’achat d’un coup de coeur.  Les affiches dépeignant avec prestige notre province en émouvaient plus d’un. Celles faisant ressortir la beauté et l’éclectisme des villes étrangères, comme Mexico, Chicago, Veneto, Seville, Annecy et plusieurs autres, suscitaient l’extase et l’appétit.

Parmis les personnes présentes se trouvaient clients, amis, designers, influenceurs, artistes, ainsi que commerces voisins, issus de la restauration ou de l’hôtellerie. Malgré la pluie, une chaleur et une vitalité enveloppantes exultaient du 461 Saint-François-Xavier.

Vers 21h30, les derniers morceaux de fromages désertaient les plateaux, et les dernières gouttes de gin évacuaient les bouteilles. La soirée tirait à sa fin, et allait laisser en nos coeurs un souvenir imprégné de poésie, d’harmonie et de rencontres.

Les affiches de Pascal seront exposées à la galerie jusqu’au 9 juin et sont disponibles ici!


Around the World with Pascal Blanchet

On Thursday May 9th, we hosted our most successful vernissage to date! With the expansion of our space, as well as the arrival of summer, we wanted this night to be as great as the artist on show: Pascal Blanchet.

Originally from Trois-Rivières and now residing in Montreal, Pascal is renowned for his graphic novels, for which he has won many prizes, but also for his posters that are evocative of Jazz album covers from the 30s.

On May 9th, Pascal gave us the pleasure of decorating the walls of L’Affichiste with 30 different original designs, setting the tone for the splendid evening we were about to experience.

At 6pm, everything was in place: cheese and charcuterie platters specially prepared by Karen, delicacies graciously provided by Ateliers & Saveurs, beers from Grolsch and Creemore Springs, as well as our welcoming cocktail, the Ybasso, created by our sponsors Wabasso Gin and Y Kombucha, were all ready to be consumed.

Guests quickly started arriving, so much so that Pascal, already at the gallery, was being asked a thousand questions! And rightly so, since our artist undeniably sparked a lot of interest! We saw this coming, therefore here are 5 frequently asked questions:

  1. As a graphic novel illustrator, do some of your posters, even the static ones, tell a story?

I like to think that if an image communicates well, it’s because it conveys something, an idea, an atmosphere, a memory, a moment. When I was a teenager, I stumbled upon this quote from the great poster artist Paul Colin, who said: “A poster is a telegram addressed to the mind”. It had a big impact on me.

  1. You are inspired a lot by Art deco and mid-century design, what about this era inspires you?

There’s an abstraction, a simplification and an efficiency that strikes me with mid-century graphic arts. A modernism that today is even harder to get across to clients, because nowadays we are in an era where we treat the public like they are stupid, so anything that approaches abstraction and simplification is very scary. But I believe this modernist movement still has a life to live and that it’s possible to develop it more and more!

  1. There’s a very urban side to your universe. What does the city represent for you ?

The city, it’s my territory, it is essential to me. It’s a never-ending source of inspiration! I feel like a city man at heart.

  1. Does Montreal inspire you in some way ? Which neighbourhoods ?

Montreal inspires me a lot, the contrasts between extreme ugliness and business are striking! I have a soft spot for old industrial neighbourhoods, particularly Saint-Henri, because even though I’m native of Trois-Rivières I have known and imagined it from a very young age thanks to the author Gabrielle Roy.

  1. Why do you think your artwork is so popular abroad?

I don’t really know, but an amusing detail: Europeans like the very North American side, and Americans like the very European side. Maybe this is what defines the style of Quebec illustrators?!

Before the clock even struck 8pm, over a hundred visitors had stepped inside the walls of the gallery, many were tempted enough to purchase their favourite. The posters depicting our province with prestige moved more than one person. The ones highlighting the beauty and eclecticism of foreign cities, such as Mexico, Chicago, Veneto, Seville, Annecy and many more, generated interest and excitement.

Among the people in the attendance were clients, friends, designers, influencers, artists, as well as neighbouring businesses, restaurants and hotels. Despite the rain, warmth and vitality were exuding from the 461 Saint-François-Xavier.

Around 9:30pm, the last pieces of cheese were leaving the plates and the last drops of gin were exiting the bottles. The night was coming to a close, leaving in our hearts a memory of poetry, harmony and new encounters.

Pascal’s posters will be exhibited at the gallery until June 9th and are available for purchase online!

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